Nos Projets

Agriculture et chaînes de valeur agroalimentaires (CdV)

Les systèmes de production au Tchad sont peu performants et dépendent fortement des pluies alors que les ressources en eaux souterraines et de surfaces sont abondantes. Le système de répartition du sol est complexe et se base souvent sur des règles traditionnelles engendrant des conflits par rapport aux droits fonciers. Les rendements moyens restent faibles et de mauvaises pratiques sont observées, comme le recours à des variétés hybrides par les producteurs de semences. Les techniques de conservation sont très peu maîtrisées. La gestion et la capacité de stockage (magasins, silos, etc.) sont faibles, ce qui mène à une forte perte post-récolte. La commercialisation implique un certain nombre de commerçants et d'agents spéculateurs qui dominent l’actuelle chaîne de valeur et s'entendent pour maintenir les prix aux producteurs au plus bas. L’enclavement des zones de production, le mauvais état des routes et le non-respect des clauses contractuelles par les producteurs, les commerçants, ainsi que les transformateurs constituent d’autres contraintes. Pour certaines productions agricoles, la transformation est encore caractérisée par le manque d’initiative, l’insuffisance des productions locales de bonne qualité et la faible contractualisation entre producteurs et transformateurs.

Les exportateurs de pays comme le Tchad sont en compétition avec d’autres producteurs occidentaux sur la qualité du produit, le prix et leurs avantages particuliers. Concernant l’environnement des affaires du secteur agroalimentaire, les producteurs sont confrontés à des problèmes d’information asymétrique de marché. L’amélioration de la connaissance et de la transmission de l’information pourrait leur permettre de rendre plus performants les investissements. Il s’agit, notamment, de l'information sur les prix, la demande, la disponibilité des produits (offre), leur qualité, et le comportement général du marché. Les marchés de crédit agricole sont informels. Les producteurs et les PME intervenant dans l’agroalimentaire ont encore peu accès aux crédits.

Formation technique et professionnelle

La formation technique et professionnelle au Tchad, a besoin d’une nouvelle orientation politique. Des efforts importants doivent être entrepris pour améliorer la qualité, l’accessibilité et la pertinence de la formation professionnelle pour répondre aux exigences du marché. La main-d’œuvre présente sur le marché du travail est très peu qualifiée. Les Centres de Formation Technique et Professionnelle (CFTP) gérés par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de la Formation Professionnelle (MESRSFP), devraient répondre aux besoins du développement économique et social inclusif, mais se trouvent inadaptés à l’environnement actuel. On observe un nombre insuffisant au niveau des CFTP, un manque d’équipement et de matériel, un budget de fonctionnement insuffisant et des activités qui sont globalement en sous régime par rapport aux ambitions affichées. Cela concerne en particulier les provinces éloignées de la capitale. Les femmes sont souvent désavantagées dans la formation professionnelle, car la plupart des offres de formation dans les centres sont socialement considérées comme des métiers masculins (mécanique, menuiserie, électricité, etc.). Face à ces insuffisances dans le dispositif de formation professionnelle formelle, les efforts des partenaires techniques au Tchad portent surtout sur la promotion de formations qualifiantes de courte durée.

Nos Réalisations

  1. Appui-conseil technique aux OP/ménages pour une intensification de la production agro-sylvo-pastorale.
  2. Mise en place d’unités de transformation de produits et sous-produits agrosylvopastoraux et halieutiques, d’AGR/MPE liées aux systèmes alimentaires et connexes (paquet technico-financier).
  3. Promotion pour l’utilisation des produits issus des filières de fortification et appui à la commercialisation de ces produits.
  4. Sensibilisation/formation des OP/MPE sur la sécurité sanitaire des aliments, les normes de qualité et standards nationaux et internationaux.
  5. Appui à l’élaboration et la mise en œuvre des plans d’affaires des MPE/OP.
  6. Création/Réhabilitation des infrastructures agro-pastorales.
  7. Appui pour l’amélioration de la santé et l’alimentation du bétail.
  8. Réalisation de travaux de restauration des terres et de reboisement des berges de Ouadis.
  9. Mise à disposition de filets sociaux sous forme de cash inconditionnel aux ménages plus vulnérables pour le renforcement de leurs moyens de subsistance.
  10. Construction/réhabilitation des infrastructures d’eau potable et en relation avec l’hygiène et l’assainissement (latrines) au niveau des ménages et des communautés.
  11. Mise en place de centres d'alphabétisation fonctionnelle.
  12. Communication pour le Changement Social et Comportemental en matière de bonnes pratiques alimentaires et nutritionnelles.
  13. Appui à la création/au renforcement d’associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC).
  14. Mise en place de « centres de services intégrés » pour créer des pôles d'attraction économique accessibles à tous les acteurs du marché.
  15. Création des clubs Dimitra (clubs d’écoute) pour poursuivre le dialogue communautaire, échanger sur les bonnes pratiques et renforcer la cohésion sociale.
  16. Création/redynamisation et formation des comités d’action locaux et de prévention/gestion des conflits.
  17. Formation des cadres des services techniques déconcentrés et des autorités locales à la gestion des conflits, accompagnée d’une vulgarisation des textes de lois y-afférent.